arpitan.ch & francoprovencal.ch

Sens tués des arpitans (patouésans) tot u tôrn du Mont-Blanc !

Accueil > Valês > Entroduccion : Les patouès valêsans - Giselle Pannatier

Entroduccion : Les patouès valêsans - Giselle Pannatier

mercredi 16 avril 2014, par Dzakye

Selon Madame Giselle Pannatier, linguiste et actuelle présidente des patoisants valaisans, "lors du recensement effectué en l’an 2000, 6202 personnes en Valais ont indiqué le patois comme étant l’une de leurs langues parlées". Elle ajoutait encore, en page 67 de "Les Patois du Valais Romand", édité pour les 50 ans de la "Fédération Cantonale Valaisanne des Amis du Patois", qu’ "Actuellement, Evolène est la seule commune en Suisse Romande où la transmission du patois s’effectue de manière ininterrompue, ...".

Selon Madame Pannatier, encore, en page 68 : "En Valais, la différenciation dialectale est extrêmement forte. (...) D’ailleurs, c’est en Valais que se manifeste au plus haut point la variation dialectale de sorte que l’on désigne régulièrement le patois comme celui d’une localité. (...) En effet, le patois valaisan ou le francoprovençal valaisant n’existe pas en tant que tel, ce qui existe ce sont des parlers bien individualisés et attachés à un lieu donné, à une culture, à une collectivité."

A part souligner l’individualité des divers patois valaisans, Mme Pannatier n’en définit pas moins, finalement, "deux grandes zones des patois valaisans, [où] l’intercompréhension est garatie tandis que, de l’une à l’autre, elle se trouve davantage compromise" (p. 73).

"De fait, la Morges de Conthey divise les patois valaisans en deux groupes fortement caractérisés" (p.69) "Cette constatation renvoie non seulement à la situation géographique mais aussi à une page de l’histoire valaisanne. Avant l’unification du canton, la fraction romane relevait, pour une partie, de l’évéché de Sion et, pour l’autre, de l’autorité savoyarde. La Maison de Savoie a conduit une politique d’extension dans la vallée du Rhône et sa zone d’influence s’étendait jusqu’au bourg de Conthey. Après la défaite de la bataille de la Planta, en 1475, les Savoyards se retirèrent."